Définition d’une recherche biomédicale
Selon le Code de la Santé Publique, les « recherches biomédicales » se définissent comme des essais ou expérimentation organisés et pratiqués sur l’être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales.
Avant de réaliser une recherche biomédicale sur l’être humain, tout promoteur est tenu d’en soumettre le projet à un comité de protection des personnes et à l’autorité compétente (Afssaps, Ministre de la Santé).
Le Comité de Protection des Personnes Sud- Méditerranée 1 est une instance (agréée par arrêté du ministre de la santé et des solidarités en date du 12 juin 2006) dont la mission est de veiller à la protection des personnes qui participent à des protocoles de recherches biomédicales. Ce Comité est une personne de droit public qui rend un avis nécessaire pour mettre en œuvre une recherche biomédicale.
Le Comité de Protection des Personnes Sud Méditerranée 1 a une compétence inter-régionale, au niveau de l’inter région de recherche clinique dans laquelle se trouve son siège (soit les régions Languedoc Roussillon, Provence Alpes Côte d’Azur et Corse).
L’inter région Sud Méditerranée comprend cinq comités :
- le Comité de Protection des Personnes « Sud-Méditerranée I », Insitut Paoli Calmettes, 232, boulevard de Sainte-Marguerite, BP 156, 13273 Marseille Cedex 9
- le Comité de Protection des Personnes « Sud-Méditerranée II », Hôpital Salvator, 249, boulevard de Sainte-Marguerite, 13274 Marseille Cedex 9
- le Comité de Protection des Personnes « Sud-Méditerranée III », Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes, hôpital Caremeau, 30029 Nîmes Cedex 9
- le Comité de Protection des Personnes « Sud-Méditerranée IV », Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, hôpital Saint-Eloi, 34295 Montpellier Cedex 5
- le Comité de Protection des Personnes « Sud-Méditerranée V », Centre Hospitalier Universitaire de Nice, hôpital de Cimiez, BP 1179, 06003 Nice Cedex 1.
Le Comité de Protection des personnes est indépendant, pluridisciplinaire. Il comporte 14 membres titulaires (et 14 suppléants), volontaires et bénévoles, désignés par le préfet de région, répartis dans deux collèges comme suit :
1er Collège
- 4 personnes ayant une qualification et une expérience approfondie en matière de recherche biomédicale : médecins, chirurgiens-dentistes, sage-femmes, pharmaciens, chercheurs, épidémiologistes, biostatisticiens...
- 1 médecin généraliste
- 1 pharmacien hospitalier
- 1 infirmier
2ème Collège
- 1 personne qualifiée en raison de sa compétence à l’égard des questions d’éthique
- 1 psychologue
- 1 travailleur social
- 2 personnes qualifiées en raison de leur compétence en matière juridique : magistrat, avocat, enseignant de droit
- 2 représentants des associations agréées de malades et d’usagers du système de santé.
Le mandat des membres des Comité est de trois ans renouvelable et prend fin au terme de l’agrément du comité.
Le Comité de Protection des Personnes rend son avis au regard de (Article L1123-7 du Code de la Santé) :
- La pertinence de la recherche
- L’évaluation du rapport bénéfices / risques réalisé par le promoteur en préalable à la recherche et du bien fondé des conclusion qui en sont tirées
- L’adéquation entre les objectifs et les moyens mis en œuvre
- La qualité et la formation des investigateurs
- La validité de la recherche en terme de protection des personnes
- L’adéquation, l’exhaustivité et l’intelligibilité des informations écrites
- La protection des personnes (examen médical préalable, affiliation à un régime de la Sécurité sociale, durée d’exclusion)
- Le respect des procédures de recueil du consentement éclairé des personnes et la nécessité éventuelle d’un délai de réflexion
- La justification, le cas échéant, de la recherche sur des personnes incapables de donner leur consentement éclairé
- les modalités de recrutement des participants
Pendant toute la durée de la recherche biomédicale, le Comité doit être informé :
- de tout projet de modification substantielle du protocole (qui doit obtenir un avis favorable)
- des évènements graves et inattendus survenant au cours de la recherche
- de l’analyse effectuée annuellement par le promoteur concernant la sécurité des personnes participantes.
- De la fin de l’étude
Premier collège (technique)
Quatre personnes ayant une qualification et une expérience approfondie en matière de recherche biomédicale dont au moins deux médecins et une personne qualifiée en raison de sa compétence en matière de biostatistique ou d’épidémiologie
- Titulaires :
- M. le Pr. GASTAUT Jean-Albert (médecin)
- M. le Pr. JAMMES Yves (médecin)
- Mme le Dr. HUIART Laetitia (épidémiologiste)
- Mme MACQUART-MOULIN Geneviève (pharmacien)
- Suppléants :
- M. le Pr. ALBANESE Jacques (médecin)
- Mme le Dr GENRE Dominique (médecin)
- M. le Dr. GAUDART Jean (biostatisticien)
- M. le Pr. ROMETTE Jean-Louis (biologiste)
Un médecin généraliste
- M. le Dr. SPANO Gérard (titulaire)
- M. le Dr. BOURGAT Michel (suppléant)
Un pharmacien hospitalier
- M. le Pr. LACARELLE Bruno (titulaire)
- Mme le Dr. PENOT-RAGON Christine (suppléante) .
Un infirmier
- Mme RIZZI-AGUILAR Régine (titulaire)
- Mme CHANAUD Dominique (suppléante)
Deuxième Collège (social)
Une personne qualifiée en raison de sa compétence à l’égard des questions d’éthique
- Mme le Dr. ASSAIANTE Christine (titulaire)
- Mme CHISCHPORTICH Célia (suppléante)
Un psychologue
- M. DE ALCALA Pierre (titulaire)
- M. BOCCARDI Christian (suppléant)
Un travailleur social
- Mme FAURE Christine (titulaire)
- Mme GIUDICELLI /PANZA Claire (suppléante)
Deux personnes qualifiées en raison de leur compétence juridique
- Mme GIOCANTI Dominique (titulaire)
- Mme ALTAVILLA Annagrazia (titulaire)
- M. CHEROUATI Guillaume (suppléant)
- Mme MILLIET Andrée (suppléante)
Deux représentants des associations agréées de malades et d’usagers du système de santé
- M. PANZA Bernard (ELA) (titulaire)
- Mme DESANA Marie -Odile (Alzheimer) (titulaire)
- M. HANRIAT Philippe (ASL) (suppléant)
- Mme MOULARD Françoise (Sol En Si) (suppléante)